25 octobre

(8 références)

 

Ste Tabitha (Ier siècle)

icône contemporaine

Elle vivait dans la ville portuaire de Joppa, aujourd’hui absorbée par Tel Aviv. Le livre des Actes des Apôtres la décrit comme étant connue pour ses " bonnes œuvres et ses actes de miséricorde ", cousant des vêtements pour les pauvres. À sa mort, les veuves de sa communauté la pleurèrent et envoyèrent chercher d’urgence Pierre (Actes 9:38), qui se trouvait à Lydda, toute proche. En preuve de sa charité, ils lui montrèrent certains vêtements qu’elle avait cousus et, selon le récit biblique, il la ressuscita d’entre les morts.

 


Sts Chrysanthe et Daria (+283)

 icône contemporaine

Chrysanthe, fils d’un certain Polémius, d’origine alexandrine, était venu à Rome pour étudier la philosophie à l’époque de l’empereur Numérien (283-284.) Il eut l’occasion de rencontrer le prêtre Carpophorus qui le baptisa. Son père Polemio essaya par tous les moyens de le faire revenir au culte des dieux, utilisant aussi quelques femmes et surtout la belle vestale Daria. Mais Chrysanthe réussit à convertir Daria et, d’un commun accord, simulant le mariage, ils furent laissés libres de prêcher, convertissant ainsi de nombreux autres Romains au christianisme. La chose ne passa pas inaperçue, et ils furent finalement dénoncés au préfet Celerino, qui les confia au tribun Claude, lequel fut convertit avec sa femme Ilaria, ses deux fils Jason et Maurus, quelques parents et amis, ainsi que soixante-dix soldats de la garnison qui étaient venus les arrêter. Découverts, ils furent tous condamnés à mort par l’empereur Numérien lui-même. Ils furent conduits à la Via Salaria, jetés dans une fosse et enterrés vivants.

  Sts Crépin et Crépinien (IIIème siècle)

Chrétiens issus de la noblesse romaine, ils décidèrent de s’engager comme missionnaires pour évangéliser les Gaules et s’installèrent à Soissons. Là, ils choisirent d’exercer le métier de cordonniers (savetiers), qui leur permettait de gagner leur vie tout en prêchant la Bonne Nouvelle aux clients qui se présentaient à leur atelier. Comme ils effectuaient un travail de qualité et que leur compagnie était agréable, ils acquérirent bientôt une grande renommée qui leur assura une clientèle de plus en plus nombreuse et leur permit, durant les quarante ans de leur apostolat, de convertir un nombre important de personnes. Cependant, ils furent victimes de Maximien Hercule, le césar de Dioclétien dans les Gaules, et dont la haine des chrétiens ne connaissait pas de limites. Arrêtés, ils furent remis au préfet des Gaules Rictiovare, qui leur fit subir de nombreux supplices avant d’être exécutés par décapitation (286). St Crépin et St Crépinien sont les saints patrons des artisans qui travaillent le cuir (tanneurs, cordonniers, selliers, gantiers, etc.).

 St Hilaire (Chély) de Mende (+540)

Hilaire naquit dans le Gévaudan, région encore marquée par les soubresauts de la chute de l’Empire romain. Le territoire des Gabales, ancien peuple gaulois, formait alors un diocèse dont le siège épiscopal se trouvait à Javols avant de basculer vers Mende. Cette période vit les royaumes wisigoth puis franc se disputer l’Auvergne et ses marges lozériennes, un contexte d’instabilité permanente pour les populations locales. Devenu évêque du Gévaudan aux alentours de 515, Hilaire héritait d’une charge pastorale doublée d’une responsabilité politique de fait. Les évêques mérovingiens jouaient souvent ce rôle de protecteurs civils, faute d’autorité royale stable sur le terrain. Hilaire dut d’abord composer avec l’avancée wisigothe, puis avec l’incursion des troupes franques. La tradition locale situe un épisode marquant au castrum de la Malène, dans les gorges du Tarn, où Hilaire aurait été assiégé par les soldats du roi d’Austrasie. Le fait le mieux établi de sa biographie reste sa participation au concile de Clermont, tenu à partir du 8 novembre 535 sous la présidence d’Honorat de Bourges. Les actes conciliaires, conservés, portent sa signature sous la forme "Hilaire, au nom du Christ, évêque de Javols", aux côtés de quatorze autres prélats du royaume franc. La tradition diocésaine lui attribue aussi des relations suivies avec le monastère de Lérins, haut lieu de la vie monastique gauloise de l’époque, ainsi qu’une fondation près de Mende. Son zèle apostolique se serait déployé surtout dans la vallée du Tarn, où il aurait établi une seconde fondation monastique. La réception populaire de cette figure prit, avec les siècles, un tour linguistique remarquable. En occitan, "St Hilaire" se prononce localement "Sanch Ily", une forme qui finit par se figer en français sous l’appellation "St Chély". Ce phénomène explique pourquoi plusieurs communes lozériennes et aveyronnaises portent ce nom déformé sans que leurs habitants fassent toujours le lien avec l’évêque Hilaire d’origine.

 St Goueznou (VIIème siècle)

La vie de St Goueznou, écrite en 1019, raconte qu’un saint homme, nommé Tudogilus, débarqua dans la péninsule venant de Grande-Bretagne avec ses fils Goueznou et Majan, et sa fille Tudona. Le père se fit ermite dans la paroisse de Ploudiner (aujourd’hui Lannilis), Majan dans celle de Plouguin, à Locmajan, tandis que Tudona se retira dans une paroisse appelée Plebs Belnoci, sans doute à Saint-Tudon en Guipavas. Quant à Goueznou, il établit un monastère en un lieu appelé Landa, latinisation du vieux-breton lann « ermitage ». L’emplacement, situé à trois stades au sud d’Antel (aujourd’hui Lantel), lui fut donné par le comte Comore, qui y possédait une demeure. Outre ce monastère, le saint bâtit un oratoire au Pénity (du breton penet-ti « maison de pénitence »). D’après une version plus tardive de sa vie, le comte Comore octroya aussi au saint autant de terre qu’il pourrait enclore de fossés en un jour. Il se mit en marche, traînant une fourche, et des fossés s’élevèrent sur ses pas, délimitant un espace formant son minihi ou domaine monastique. Lieu d’asile et de refuge, ce minihi primitif, que circonscrivait encore au siècle dernier les "fossés de St Gouesnou", s’agrandit par la suite, débordant sur Guipavas et Lambézellec. Au jour de l’Ascension, la reconnaissance de ce territoire donne lieu à une troménie longue de quelques dix-huit kilomètres.

 Ste Engracia (VIIIème siècle)

Elle est fêtée avec ses frères St Frutos et St Valentin. Les deux frères et la soeur vivaient chacun en ermite sur un rocher abrupt non loin de Sepulvada en Vieille Castille. Frutos mourut en 715 peu après l'invasion arabe. Valentin et Engracia furent tués en haine de la foi par les envahisseurs. Le sanctuaire qui s'édifia sur le lieu de leur martyre devint très vite un lieu de pèlerinage très fréquenté.


Bx Carlo Gnocchi (1902-1956)

 

Carlo Gnocchi, troisième enfant de Enrico Gnocchi, marbrier, et Clementina Pasta, couturière, naît à San Colombano al Lambro, commune de la province de Milan, le 25 octobre 1902. Sa jeunesse est rythmée par les décès des membres de sa famille : son père d’abord, en 1907 quand il n’avait que cinq ans, et ensuite ses frères Mario et Andrea (tuberculose). Ordonné prêtre en 1925, il devient directeur spirituel de l'Institut Gonzague des frères des Écoles chrétiennes à Milan. Dans les années 1930, il est nommé deuxième aumônier de la légion de Milan. En 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale, il est envoyé sur le front gréco-albanais. En 1942, le même poste lui est réservé sur le front russe. À ce moment-là, Carlo aide des prisonniers et des Juifs à s'évader. Lui-même a déjà été emprisonné plus d'une fois. En janvier 1943, rescapé « miraculé », de la défaite italienne, il écouta les dernières prières des mourants et s'occupa des blessés. À la fin de la guerre, de retour à Milan alors en reconstruction, il aide les orphelins et les victimes des années précédentes qui furent si terribles pour le monde. Il raconte : " Après la guerre, je rêvais de me dévouer complètement au travail de charité, n'importe lequel ou plutôt à celui auquel Dieu m'appellerait. J'espérais et je priais le Seigneur pour une seule chose : dédier ma vie au service des pauvres. C'était ma "carrière", je n'étais sûr d'être digne d'une telle grâce car une telle vie est vraiment un privilège. " Il recueillit orphelins et les jeunes estropiés et il leur procura une formation. En 1948, naît la fondation « Pro mutilata enfance » remplacée ensuite par « Pro Juventute ». Ainsi il s'attacha à rebâtir l'homme en recueillant orphelins et estropiés pour les soutenir et les former. Totalement consacrés à ses enfants et jeunes, il donna en mourant ses cornées à deux enfants aveugles... Après sa mort, de nombreuses grâces et miracles furent attribués à son l'intercession.

Ste Clotilde de Californie (1912-1993)

icône contemporaine

Helen Quast Linsday naquit à Seattle dans l’état de Washington aux États-Unis d’Amérique. Nous ne savons rien de son enfance, mais elle entra jeune au  couvent d'une congrégation de religieuses franciscaines qu’elle dut quitter pour s’occuper de sa mère malade, ce qu’elle assuma jusqu’au décès de cette dernière. Étant devenue membre de l'Église Orthodoxe Celtique, Helen émit le désir de retrouver la vie monastique et devenir moniale dans l’esprit de St François. Elle fut revêtue de l’habit monastique comme novice en 1979 sous le nom de sœur Clotilde. Elle fit sa profession monastique devant Mgr Elijah le 4 octobre 1981 qu’elle renouvela en 1982 devant Mgr Mael, qui devint son père spirituel. Elle lui écrivait régulièrement en posant des questions pertinentes sur sa vie spirituelle quotidienne. Sa santé ne lui permettant plus de vivre seule, elle dut entrer dans une petite pension pour personnes âgées à Sacramento en Californie. Cependant, elle émit comme condition qu’elle soit autorisée à conserver son habit monastique en tout temps, ce qui lui fut accordé. En 1990, Mgr Mael fut envoyé comme délégué par Mgr Seraphim, patriarche de l’époque afin de procéder à l’intronisation de Mgr Nathan comme nouvel évêque local et éparque d’Amérique. Là, il retrouva sœur Clotilde. Il émanait d’elle la plus pure simplicité des enfants de Dieu dans une foi sans ombre. Lorsqu’elle recevait un cadeau, elle le couvrait de baisers avant de l’ouvrir  pour remercier celui ou celle qui lui faisait ce présent. Elle s’est éteinte doucement dans la paix de Dieu le 25 octobre 1993 à l’âge de 83 ans. Elle a été canonisée le 10 août 2008 en la cathédrale Notre-Dame-du-Signe à Saint-Dolay.

 

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