26 octobre

(4 références)

 

  St Démetrios (Dimitri) (IVème siècle)

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Son culte fut extrêmement populaire en Orient. St Démétrios fut martyr à Thessalonique, et bénéficia de l'enjolivement de la piété populaire. On en fit un soldat chrétien et fier de l'être. Dénoncé comme fauteur de troubles, il fut condamné à lutter dans l'arêne contre un gladiateur plus robuste que lui. On vit arriver avec lui, un adolescent nommé Nestor, frêle et courageux, qui d'un geste mit à mort ce géant. Dépité, l'empereur présent, fit mettre à mort Nestor et Démetrios. De son corps se mit à jaillir une huile odoriférante et miraculeuse.

 

  St Cedd (ou Cedric) (+664)

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Frère de St Chad, il naquit en Northumbrie et devint moine à Lindisfarne. En 653, il fut envoyé avec trois autres prêtres pour évangéliser les Angles du centre, quand leur roi fut baptisé par St Finan. Après avoir oeuvré dans ce champ quelque temps, il fut appelé à la moisson dans un autre en Est Anglie (Essex), quand le roi Sigebert fut convertit et baptisé par Finan. Avec un autre prêtre, ils traversèrent les Midlands pour évaluer la situation. Ensuite Cedd revint à Lindisfarne pour rendre compte à Finan, qui le consacra évêque des Saxons de l'Est en 654. St Cedd repartit pour l'Essex, et passa le restant de sa vie avec les Saxons, bâtissant des églises, fondant des monastères (Bradwell-on-the-Sea (Ythancaestir, Othona), Tilbury, et Lastingham), ordonnant des prêtres et des diacres pour continuer l'oeuvre d'évangélisation. Les trois monastères qu'il bâtit furent détruits par les Danois et jamais restaurés. Il partitipa au Synode de Whitby en 664, où il accepta les observances Romaines, et mourut de la peste à Lastingham (Yorkshire). A l'annonce de sa mort, trente de ses frères parmi les Saxons de l'Est, vinrent à Lastingham pour consacrer leur vie où leur saint père dans la foi avait terminé la sienne. Mais tous moururent à leur tour la peste, sauf un garçon non encore baptisé, qui survécut et devint prêtre et missionaire zèlé.

  St Eata (+685)

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Alors qu'il était enfant, Eata entra à l'abbaye de Lindisfarne sous l'abbatiat d'Aidan. Il fut choisi comme l'un des douze moines sélectionnés pour fonder le nouveau monastère de Melrose, et en 651, en fut élu abbé. Vers 658, il quitta Melrose et fonda un nouveau monastère à Ripon dans le Yorkshire, emmenant avec lui le jeune St Cuthbert. En 661, le roi Alchfrith de Deira expulsa Eata, à la suite de son refus d'adopter le rite romain, le remplaçant par Wilfrid comme nouvel abbé. Il retourna alors à Melrose. En effet, le conflit très célèbre entre les formes celtiques et romaines du christianisme atteignit son paroxysme en 663/664 lors du synode de Whitby, où Wilfred défendit avec force la position romaine. Il fut décidé que désormais l'usage romain serait suivi dans l'Église anglaise et que les formes celtiques dans des domaines tels que la datation de Pâques, la forme de la tonsure et l'autorité des évêques devraient être abandonnées. L'historien Bède décrit Eata comme un homme doux et très vénéré. St Eata devint ensuite abbé de Lindisfarne, et successivement évêque de Bernicie, Lindisfarne et Hexham, où il mourut de dysenterie en 686. Ses reliques furent transférées à l'intérieur de l'église au XIe siècle.

St Alfred le Grand (849-899)

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Il était le plus jeune des cinq fils du roi Aethelwulf et souhaitait devenir moine. Mais après la mort de son père et de ses quatre frères ainés, il fut fait roi en 871. Doué dans les tactiques militaires, il élabora une formation défensive que la charge des Danois serait incapable d'enfoncer. Après la victoire décisive d'Edington en 878, il parvint à un accord avec le chef Danois Guthrum, par lequel les Danois conserveraient la partie nord-est de l'Angleterre, ainsi que d'autres concessions, en échange de leur acceptation du Baptême. Dans ses dernières années, ayant assuré un grand niveau de sécurité pour son peuple, Alfred déploya toutes ses énergies pour réparer les dégâts de la guerre. Il traduisit lui-même en Vieil Anglais les "Consolations de la Philosophie" de Boèce, et fit venir des érudits du Pays de Galles et du Continent, avec l'aide desquels diverses oeuvres de Bède, d'Augustin de Canterbury, et de Grégoire le Grand furent aussi traduites. Il fut très impressionné par les dispositions de la Loi de Moïse pour la protection des droits des simples citoyens, et ordonna que des dispositions équivalentes soient incorporées dans le Droit Anglais. Il veilla à ce que le clergé paroissial soit éduqué. Dans un de ses traités, il écrivait : " Il me semble être vraiment insensé, et très misérable, celui qui ne cherche pas à améliorer sa compréhension des choses pendant qu'il est dans le monde, et à aspirer sans cesse après la vie éternelle où tout sera rendu clair ". Seul parmi les monarques Anglais, il est appelé "le Grand".

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