24 mars

(6 références)

 

  St Artémon (1er siècle)

icône contemporaine

St Artémon naquit dans une famille noble de la ville de Séleucie en Pisidie. Lorsqu'au cours de ses missions, le St Apôtre Paul fit halte dans cette cité pour y prêcher la Bonne Nouvelle, Artémon s'attacha à lui de tout son coeur et décida de se joindre aux disciples de l'Apôtre. Comme Paul s'embarquait pour Chypre (Actes 13:4), il le suivit et endura avec lui de nombreux périls, en vue d'annoncer à tous les hommes le Salut. Quand l'Apôtre fut mis en prison et enchaîné, il fut enchaîné avec lui, et c'est avec joie qu'il souffrit avec lui persécutions et flagellations. Quand il eut atteint la pleine stature de la plénitude du Christ, il fut désigné par l'Apôtre comme Evêque de sa patrie, Séleucie. St Artémon fut dès lors le protecteur des veuves, le père des orphelins, le havre de salut pour tous ceux qui étaient en péril, le médecin des âmes et des corps. Il prenait un soin tout particulier de l'éducation de son clergé, et célébrait chaque jour la Sainte Liturgie devant son troupeau spirituel rassemblé. Il avait en effet convaincu ses fidèles que les fêtes elles-mêmes sont sans joie pour ceux qui ne se soucient pas de leur âme ; mais pour les amis de la vertu, il est normal que chaque jour devienne une fête et comme un dimanche ininterrompu. St Artémon remit son âme au Seigneur dans un âge très avancé.

St Aldemar (XIème siècle)

St Aldemar était un moine italien du XIe siècle, connu pour sa sagesse et son don des miracles. Enfant, il avait été envoyé au célèbre monastère du Mont-Cassin fondé par St Benoît. Il y excella dans ses études, au point qu'il reçut le nom d'« Aldemar le Sage ». Ayant eu connaissance de son érudition et sa perspicacité, une princesse d’une région voisine demanda à Aldemar de diriger un nouveau couvent qu’elle avait fondé. Il accepta et reçut la permission de son abbé. là, il devint clair qu’il avait reçu le don des miracles, si bien qu'il fut rappelé à Monte-Cassino. La princesse en fut offensée, et un différend éclata. St Aldemar décida de s’enfuir dans une autre ville pour y vivre avec trois frères. Mais l’un d'eux en vint à le haïr, au point de vouloir le tuer. Le frère avait l’intention de tirer sur Aldemar avec une arbalète, mais il fut maladroit et se blessa au bras. La blessure s’aggrava jusqu’à ce qu’Aldemar prie pour lui et le guérit. Par la suite, St Aldemar repartit seul, et construisit un nouveau monastère. Avec le temps, il fonda plusieurs autres maisons dirigeant toutes ces communautés. Il mourut vers 1080.

Ste Catherine de Suède (1322-1381)

Elle appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, Ste Brigitte et par son père Ulf Gudmarson. Elevée dans un couvent, elle en sort pour épouser sagement le jeune noble qu'on lui destine, Edgar Lydersson qui est un invalide et qu'elle soigna avec un grand dévouement. D'accord avec lui, en 1350, pour le jubilé, elle rejoint à Rome sa mère qui y a fait sa demeure depuis son veuvage. Catherine, pendant son séjour, apprend la mort de son jeune époux. Elle décide à son tour de rester à Rome. Son extraordinaire beauté blonde lui cause bien des complications en Italie. A plusieurs reprises, des prétendants enthousiastes tentent de l'enlever. Quand sa mère meurt, Ste Catherine revient en Suède pour l'ensevelir au couvent de Vadstena, où elle entre et dont elle sera bientôt l'abbesse. Elle retournera une fois encore à Rome pour obtenir la reconnaissance des Religieuses de l'Ordre du Très-Saint-Sauveur, les brigittines et pour la canonisation de sa mère qui n'aura lieu qu'en 1384, trois ans après la mort de Catherine.

Paul Couturier (1881-1953)

Paul Couturier était né à Lyon en 1881. Après une solide formation scientifique, il entra au séminaire et fut ordonné prêtre. A 39 ans, il fit une expérience déterminante : mû par le désir de soulager les souffrances des immigrés russes dans le pays lyonnais, il en connut la vie et la foi, et se convainquit de la profonde unité qui existait déjà avec les chrétiens d’Orient. Il approfondit sa connaissance du christianisme orthodoxe et arriva à Chevetogne, où il fut profondément touché par les écrits du cardinal Mercier et de dom Lambert Beauduin. C’est ainsi qu’il donna vie à ce qui allait devenir la « Semaine de prière pour l’unité des chrétiens », dans la conviction que le cœur de l’œcuménisme était la prière même de Jésus : « Que tous soient un ». Paul Couturier fut aussi à l’origine du Groupe des Dombes, né pour promouvoir une meilleure connaissance entre catholiques et protestants français. Il constitua un impressionnant réseau de rapports épistolaires : moyen pour lui de tisser la trame indispensable d’amitié et d’estime entre chrétiens et de poser les fondements des grands dialogues oecuméniques. A sa mort, les messages de condoléances adressés à l’évêque de Lyon de la part de toutes les Églises chrétiennes témoignèrent de la reconnaissance unanime pour l’engagement évangélique d’un homme qui avait su donner une âme à l’œcuménisme.

Bse famille Ulm (+1944)

icône contemporaine

La famille Ulm est une famille catholique polonaise des Basses- Carpates, fondée par Józef et Wiktoria Ulm. Il se marièrent le 7 juillet 1935, avaient eut six enfants âgés de huit à deux ans, et en attendaient un septième. Agriculteurs, ils vivaient dans une petite ferme qu'ils possédaient. Le couple était un membre actif de la paroisse Sainte-Dorota à Markowa. Ils approfondissaient leur foi par la prière familiale et la participation à la vie sacramentelle de l'Église. Ils appartiennent tous deux à la Confrérie du Rosaire Vivant. Pendant l'été et l'automne 1942, la police militaire allemande déporta plusieurs familles juives de Markowa. Seuls ceux qui étaient cachés dans les maisons des paysans polonais survivaient. Huit personnes trouvèrent refuge chez les Ulma. Józef Ulma les cachait dans son grenier. Mais ils furent dénoncés, et le matin du 24 mars 1944, un détachement de l'Ordnungspolizei arriva à la ferme et les massacrèrent tous, adultes et enfants. Józef et Wiktoria furent reconnus Justes parmi les nations en 1956 et béatifiés en 2023 avec leurs enfants. Cette béatification est exceptionnelle car c’est la première fois de l'histoire de l'Église qu’une famille entière est reconnue comme martyre et béatifiée. C'est aussi la première fois qu'un enfant mort dans le ventre de sa mère est élevé sur les autels.

Bx Oscar Romero (1917-1980)

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Devenu prêtre en 1942, il est nommé archevêque de San Salvador en 1977. Mais peu après sa nomination, son ami, le père Rutilio Grande, est assassiné par les “pelotons de la mort” chargés d'éliminer les opposants au régime. Plus que jamais conscient de la corruption du pouvoir en place, Romero refuse désormais d'apparaître dans les cérémonies publiques en présence de l'armée ou du gouvernement jusqu'à ce que la lumière soit faite sur le meurtre du père Grande et qu'un véritable changement social ait vu le jour. Dès lors, chaque dimanche, dans sa cathédrale ainsi qu'à des stations de radio, il dénonce les exactions commises par la junte militaire au pouvoir, massacres, assassinats et autres atteintes aux droits de l'Homme. Soutenu par des dizaines de milliers de croyants mais isolé parmi l'espiscopat conservateur de son pays et, désormais, incompris du Vatican qui lui conseille la prudence, Romero trouve en lui-même la force de poursuivre son combat pour la Paix et acquière peu à peu une notoriété et une audience internationales. Le 24 mars 1980, alors qu'il venait de lire la parabole du grain de blé qui doit mourir afin de porter ses fruits, Oscar Romero est assassiné au moment même de la Consécration eucharistique.

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