8 juin

(6 références)

 

  St Médard (456-560)

icône contemporaine

St Médard naquit vers 456 à Salency d'une famille noble franque de Picardie. Il étudia à Vermand et à Tournai. Il fut remarqué par Alomer, l'évêque de Vermand, qui l'élèva au sacerdoce en 489. Il vécut ensuite à la cour de Childéric Ier, puis de Clovis. Vers 530, à la mort d’Alomer, il fut nommé à sa place par l'évêque St Remi de Reims, à la demande des habitants de Vermand, mais transféra son siège épiscopal à Noyon. En 532 à la mort de St Éleuthaire, évêque de Tournai, les habitants de cette ville le réclamèrent comme évêque. Il fut alors nommé par le pape Hormisdas à l'épiscopat de Tournai, unifiant le diocèse de Tournai avec celui de Noyon (union qui dura jusqu'en l'an 1146). À Tournai il réussit à convertir un grand nombre de païens et consacra à Dieu la reine Ste Radegonde. Tous les traits qu'on rapporte à son sujet sont des actes de bonté. Il donnait de larges aumônes à tous les indigents, y compris les paresseux. Il ne se décida jamais à punir les chapardeurs qui venaient voler le miel de ses ruches, les oeufs de ses poules et les fruits de son verger.

On raconte que lorsqu'il avait dix ans, il donna un des chevaux de son père à un pauvre homme qui venait de perdre le sien. Celui-ci furieux voulut le rattraper, mais une pluie diluvienne l'en empêcha et, comble de son étonnement, vit son fils revenir complètement sec. Et l'enfant reçut alors son pouvoir sur le temps...

  Ste Eustadiole (VIIème siècle)

Ste Eustadiole naquit à Bourges d'une famille sénatoriale très riche. Elle se maria et eut un fils nommé Tetradius, mais elle n'avait guère plus de vingt ans quand elle perdit son mari. Elle prit la résolution de sanctifier son veuvage et construisit à la place de maisons qu'elle possédait deux églises à l'intérieur des murs de la cité, l'une dédicacée à la Mère de Dieu et l'autre à la Ste martyre Eugénie. Elle fonda ensuite un monastère où des jeunes filles vinrent se ranger sous sa conduite. Ste Eustadiole les fit s'occuper à la préparation des ornements sacrés et du linge d'Autel pendant qu'elle fit fabriquer des calices, des croix, des chandeliers et d'autres pièces d'orfèvrerie avec ses propres bijoux et perles. La charité et la douceur avec lesquelles elle calmait les querelles l'avaient rendue très populaire. Alors qu'une grande sécheresse désolait le pays, Ste Eustadiole pria avec ses moniales lors d'une visite à l'église Saint-Paul pour qu'advienne la pluie. Leurs prières furent rapidement exaucées et elles rentrèrent trempées dans leur monastère. Ste Eustadiole s’endormit âgée de plus de quatre-vingt-dix ans à la fin du septième siècle. Ses funérailles célébrées par l'Evêque Roitius attirèrent une très grande foule.

  Ste Helga (+1115)

Selon la tradition, Ste Helga était la sœur de Merbod de Bregenz et de Diedo d’Andelsbuch qui se rendirent tous les trois dans la forêt de Bregenz pour vivre en ermite. A l'endroit où ils se sont dit au revoir en larmes, une source miraculeuse a surgi. Cette source apporte la guérison aux maladies oculaires.

À la mort d’Helga dans son ermitage, sur lequel se trouve aujourd’hui une chapelle, les cloches de l’église de Schwarzenberg se seraient mises à sonner d’elles-mêmes.

  Bx Nicola de Gesturi (1882-1958)

Giovanni Angelo Salvatore Medda, naquit à Gesturi (province de Cagliari, Italie) dans une famille pauvre et très pieuse. Dès son plus jeune âge, alors qu'il était resté orphelin, il manifesta sa vocation religieuse, mais sa pauvreté l'empêcha de suivre immédiatement son appel. Après une maladie, en 1911, il entra comme tertiaire oblat dans le couvent capucin Saint-Antoine à Cagliari. Le 30 octobre 1913, il prit l'habit sous le nom de Frère Nicola. Le 16 février 1919, il prononça ses vœux définitifs. Il passa ses premières années de vie religieuse dans divers couvents, puis il fut transféré à Cagliari où il resta trente-quatre ans, remplissant la fonction d'aumônier. De très nombreuses personnes allaient le trouver, se confiaient à lui, lui demandaient des conseils et des prières. C'est ainsi que naquit l'habitude de l'appeler auprès des malades, chez eux comme à l'hôpital. Des guérisons extraordinaires suivirent, qui montraient la main de Dieu à travers cet humble frère. Sa réputation de sainteté et son pouvoir thaumaturgique se répandirent rapidement. Son comportement reflétait la présence de Dieu et une union constante avec le Seigneur et sa vie constitua pour tous un appel à la conversion, à l'amour et au service du Seigneur et de ses frères.

  Emilien Tardif (1928-1999)

Émilien Tardif naquit à Saint-Zacharie, en Beauce au Québec. Très tôt il fit un rêve dans lequel il enseignait une foule immense et guérissait des hommes au nom de Jésus. Ordonné prêtre en 1955 dans la communauté des Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus, il partit l’année suivante en République dominicaine où il occupa des postes de responsabilité. En 1973, il guérit miraculesement d'une tuberculose aigue. Il raconte « Entre les premiers examens et la mise au point du traitement, des amis appartenant à une communauté du Renouveau charismatique sont venus me voir. Ces amis, venus à mon chevet, m'ont demandé si je croyais sincèrement que Jésus pouvait, aujourd'hui encore, guérir les malades comme il l'avait fait jadis en Palestine. Mais, lorsqu'ils m’imposèrent les mains et me dirent qu'ils allaient immédiatement prier Jésus de me guérir avec l'aide du Saint-Esprit, je fus complètement affolé, l'Esprit Saint avait heureusement eu le temps d'entrer dans la chambre… car au bout de trois jours j'étais guéri et les médecins n'y comprenaient plus rien. » À partir de ce moment le père Émilien Tardif commença à s’engager dans le renouveau charismatique, après avoir demandé l’autorisation à ses supérieurs. Il parcoura le monde donnant des retraites et animant des rassemblements de prières où les guérisons ne se comptaient plus. le père Tardif affirmait : «Malades, disait-il, vous avez raison de demander au Seigneur d'être guéris, il ne faut pas avoir peur de l'amour de Jésus, de l'abondance de son amour », mais aussi «C'est vrai, tous les malades ne sont pas guéris. Pourquoi Jésus, en son temps, n'a-t-il pas guéri tous les malades qu'il a rencontrés sur son chemin ? C'est là un mystère de son amour. Si Jésus ne guérit pas, c'est qu'il a sans doute un autre plan pour nous, plus merveilleux encore : unir notre souffrance physique à sa souffrance rédemptrice. Et dans ce cas, d'autres frères bénéficient des fruits de notre maladie, vécue dans la sérénité et dans la joie. »

  Matta el Maskine (1919-2006)

Grand spirituel, le Père Matta el Maskine fut à l’origine du renouveau de la vie monastique dans l’Eglise copte. Quittant tous ses biens en 1948, il choisit le monastère le plus pauvre et le plus isolé de l’Eglise copte, le Deir Anba Samuel. Durant sa longue vie monastique, il a été successivement Père spirituel dans plusieurs communautés, et finalement durant les trente sept dernières années de sa vie, au monastère de Saint- Macaire le Grand qu’il a entièrement rénové et rebâti. A son arrivée en 1969, celui-ci ne comptait plus que six vieux moines. Actuellement la communauté comprend près de cent vingt moines, dont la plupart ont été attirés à la vie monastique par la lecture de ses livres. Auteur d’une œuvre considérable, le Père Matta a ravivé dans l’Eglise copte l’intérêt pour les Pères de l’Eglise. Il a su allier un sens profond de la tradition à une expérience spirituelle authentique très personnelle, comme aussi à une grande ouverture sur le monde contemporain. Son enseignement se base essentiellement sur l’expérience spirituelle. «Nous avons beau parler de la prière, écrivit-il en 1997 en épilogue à la traduction française de "La vie de prière", nous restons toujours en deçà de ce que fournit l'expérience. La prière nécessite l'expérience. La prière est essentiellement l'expérimentation de la présence divine. En dehors de cette expérience de Dieu, il n'y a pas de prière». Et le conseil qu’il répète souvent à ses disciples est d’entretenir une relation vivante avec le Christ, une relation quotidienne, au fil des heures et des minutes, une relation soutenue par l’Esprit Saint qui met en nous le cri du Christ vers son Père “Abba, Père!”

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