7 juin

(7 références)

 

St Colman de Dromore (Ve-VIème siècle)

icône contemporaine

Colman était originaire de Dalriada, né environ une génération après l’apostolat de St Patrick en Irlande. On pense que Colman a été éduqué à la fondation monastique de Nendrum, sur les rives du Strangford Lough, fondée quelque temps auparavant par St Caolán, dont il fut le disciple. Celui-ci l'envoya visiter divers autres monastères afin d’y parfaire son apprentissage. Pour perfectionner sa connaissance des Écritures, Colman fréquenta plusieurs années la grande école d’Emly. Finalement, il se rendit sur l’île Mahee auprès de St Mochae, restant longtemps sous sa direction, et l'assistant à l’école. Il fut ensuite le premier abbé de Muckmore, dans le comté d’Antrim, et, persuadé par St Mac Nissi, il s'installa finalement à Dromore. St Colman y construisit une petite église vers 514. Ses disciples respectaient une règle très stricte. St Finnian, qui fonda plus tard un monastère à Movilla, à environ cinq miles de Bangor, aurait été un ancien moine de Dromore. Du vivant de Colman, l’abbaye devint un siège épiscopal et Colman termina peut-être ses jours non seulement comme abbé de Dromore, mais aussi comme évêque.

Ste Hune (+679)

Née vers 620, elle appartenait à la famille royale des Burgondes, descendante de St Sigismond. Elle vécut au pied des Vosges, en ce village alsacien qui lui doit son nom, Hunawihr. Elle avait épousé un pieux seigneur alsacien, appelé Hunon. La naissance d'un fils va mettre la châtelaine en relation avec St Dié. Il séjournait dans la région et, grâce à son renom de sainteté, fut invité à baptiser l'enfant, qu'on appellera Dieudonné. Le jeune Dieudonné entré à Ebersmunster, Hune sans autre enfant reporta son affection sur les pauvres et les malheureux. Non contente de leur faire des largesses en vivres et en argent, elle les soignait et lavait leurs linges parfois purulents à la fontaine du village au bas du château. Cette forme de charité lui vaudra le titre, resté populaire en Alsace, de "sainte lavandière".

St Gilbert (+1152)

Gilbert, chevalier, appartenait à la haute noblesse d'Auvergne. Sur les conseils d'Ornifiers, abbé prémontré de Dilo, il s'engagea dans la deuxième croisade (1147-1149) prêchée par St Bernard à Vézelay, et conduite par le roi de France Louis VII. La croisade se transforma en désastre militaire. Rescapé de cette périlleuse entreprise, Gilbert résolut, de concert avec son épouse Pétronille et sa fille Poncia, de se consacrer à Dieu dans la vie religieuse. Il donna une partie de son immense fortune aux pauvres et construisit un monastère de moniales dans lequel entrèrent sa femme et sa fille. Après avoir lui-même pris l'habit prémontré à Dilo, Gilbert construisit l'abbaye de Neuffontaines et en devint le premier abbé en 1150. Fidèle au charisme de St Norbert, il construisit un hôpital qui devint rapidement célèbre par les miracles que Gilbert y accomplissait. Il attirait une foule de malades et de pécheurs, désireux de soulager leurs maux physiques et spirituels. On lui amenait de tous côtés des enfants gravement malades. Il leur imposait les mains et les rendait guéris à leurs parents. Epuisé par la pénitence et le labeur, il mourut le 5 juin 1152. Selon ses vœux, on l'enterra dans le cimetière des pauvres de l'abbaye.

 Ste Anne de Saint-Barthélémy (1549-1626)

icône contemporaine

Anne Garcia Manzanas naquit près d'Avila, et dès son enfance, elle fut attirée par la vie religieuse. Elle bénéfica très tôt d'expériences mystiques qui se poursuivirent toute sa vie. C'est au carmel de Saint-Joseph d'Avila, fondé par Ste Thérèse quelques années auparavant, qu'elle entra comme soeur converse. Elle y devint l'infirmière, la secrétaire et la compagne inséparable de la Madre. Anne, jusqu'ici analphabète, apprit à lire et à écrire. Sa vie durant, Elle gardera une très grande reconnaissante envers sa « Mère » qu'elle vénèrait comme une sainte. Après la mort de Thérèse, sa seule préoccupation fut la sauvegarde de l'esprit de la réforme. Elle poursuivit sa mission en Espagne durant vingt deux ans, où elle prit part à de nouvelles fondations. Sa joie était tellement communicative que les monastères se disputaient sa présence. En 1604, des Carmélites partirent fonder des couvents hors d'Espagne. Anne fit partie des six religieuses qui, avec les ecclésiastiques français, inaugurèrent le premier monastère de Carmélites déchaussées à Paris. En janvier 1605, il lui est imposé, malgré ses réticences, de quitter son état de sœur converse pour être promue sœur choriste. Elle sera même prieure à plusieurs reprises. Après la France, c'est en Flandres qu'elle partit pour de nouvelles fondations, et où elle quitta ce monde.

 St Panaghis (+1888)

fresque contemporaine

Né à Céphalonie en Grèce, il fut d'abord instituteur. Devant la pression des occupants anglais qui voulaient faire disparaître les traditions orthodoxes, il quitta ce poste, l'exerça en privé jusqu'au jour où il décida d'entrer au monastère des Blachernes à Constantinople. Il partit ensuite dans un petit monastère d'où pendant cinquante ans, il allait célébrer dans les chapelles de la campagne des alentours pour les fidèles dispersés. Vers la fin de sa vie, une maladie nerveuse lui fit perdre de temps à autre le contrôle de lui-même. Ce qui l'humilia devant les hommes mais le grandit devant Dieu par l'humble acceptation de son état.

 

 Ste Marie Térèse Soubiran (1834-1889)

Elle naquit à Castelnaudary, près de Carcassonne en 1834. A vingt ans, elle fit une tentative de vie religieuse dans un béguinage de Gand, mais au bout d'un an elle revint en France, où elle voulut l'adapter. Des compagnes la rejoignirent et à vingt et un ans, elle devint leur supérieure sous le nom de Mère Marie-Thérèse. Elle construisit une maison pour accueillir des fillettes pauvres, mais, à peine achevée, la maison fut détruite par un incendie. Sans se décourager, Mère Marie-Thérèse fonda la congrégation de Marie-Auxiliatrice à Toulouse et, après la guerre de 1870, ouvrit de nouvelles maisons. Mais une soeur la supplanta à la tête de la congrégation et la chassa. Elle est recueillie, en 1874, par les soeurs de Notre-Dame de Charité, y fit profession, et y mèna jusqu'à sa mort une vie très effacée. Un an plus pard, une nouvelle supérieure fut élue à la tête de la congrégation de Marie-Auxiliatrice et Mère Marie-Thérèse fut réhabilitée.

vén. Matt Talbot (1856-1925)

icone contemporaine

Matt Talbot étai le deuxième d'une famille pauvre de douze enfants, à Dublin. Son père était un grand buveur, comme la plupart de ses frères. Matt quitta l'école à l'âge de douze ans, et travailla dans le magasin d'un négociant en bière. Il commença très tôt dans l'« échantillonnage des marchandises ». Il travailla ensuite dans les magasins de whisky. Il devint un alcoolique invétéré et fréquenta les Pubs de la ville avec ses frères et ses amis, dépensant son salaire et accumulant les dettes. À une occasion, il vola le violon d'un animateur de rue pour s'acheter de l'alcool. En 1884, Matt était au plus mal, mais prenant conscience de son alcoolisme récurrent, il décida de s’arrêter de boire. Pour ce faire, il se rendit au Collège de Sainte-Croix de Clonliffe, et fit le serment de cesser de boire durant trois mois. Matt peina à se sevrer, mais y parvint malgré tout sans écarts. A la fin des trois mois, Matt décida de prolonger cet engagement, et s’engagea pour six mois, puis pour la vie. Après avoir bu excessivement pendant seize ans, Talbot resta sobre pendant les quarante drnière années de sa vie. Il trouva cette force dans la prière, assistant à la messe quotidienne et lisant des livres religieux. Il remboursa scrupuleusement toutes ses dettes. Après avoir recherché vainement le violoneux dont il avait volé l'instrument, il donna l'argent à l'église pour dire une messe pour lui. En 1890, Talbot devint membre du tiers-ordre franciscain, et intègra en 1915 un minuscule appartement dans Dublin où il mèna une vie d’ascète, mangeant peu, dormant sur des planches de bois, priant à sans cesse, même au travail, et se rendant de messes en messes dès que le temps le lui permettait. Il mourut le 7 juin 1925, alors qu’il se rendait à la messe, foudroyé par une insuffisance cardiaque chronique. Très vite, le corps de l’irlandais fut transféré à l’hôpital, et déshabillé. On y découvra avec stupeur un corps meurtri dans sa chair : une chaîne était enroulée autour de sa taille, tandis que d’autres chaînes et cordes étaient enroulées autour de ses bras et de ses jambes. Rapidement, la Communauté religieuse fit grand cas de cette découverte. Matt Talbot qui vivait autrefois une vie d’anonyme passa dès lors à la postérité.

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