26 septembre

(6 références)

 

  St juste Gédéon (XIIème siècle av J.-C.)

icône contemporaine

Un jour, un ange, messager du Seigneur, lui apparut pour lui conférer une investiture singulière et belliqueuse : libérer Israël des Madianites. Le pauvre Gédéon, conscient de sa faiblesse, répondit : " Mon Seigneur, comment sauver-je Israël ? Voici que ma famille est la plus pauvre de la tribu de Manassé, et je suis le plus petit de la maison de mon père ". Dieu pour le convaincre, lui accorda le signe de la toison : seule dans un champ elle se recouvrit de rosée, puis seule elle resta sèche. Ce double signe le propulsa dans une aventure marquée par la primauté de la grâce. Ainsi, parmi la puissante masse de Juifs prêts à combattre les Madianites, Gédéon décida d’en écarter 22 000 dès le départ, et parmi les autres, il n'en sélectionna que 300. En fait, seuls quelques combattants choisis pouvait éviter qu' " Israël se vante en disant : Ma main m’a sauvé ! ", et ils furent vainqueurs. Ce succès et de nombreux autres poussèrent les Juifs à lui offrir la couronne d’Israël, mais lui, se confirmant comme un homme simple et faible, refusa fermement : " Je ne régnerai pas sur vous et mon fils ne régnera pas sur vous ; le Seigneur régnera sur toi ! " (Livre des Juges, ch 5 à 8)

St Jean le Théologien (1er siècle)

15cm (2024)

La Tradition le reconnaît comme le frère de St Jacques, qui avec lui devint disciple du Christ, laissant leur père Zébédée à ses filets. Mais certains voient maintenant en lui plutôt un proche du Sanhedrin, jeune prêtre de Jérusalem, et ne faisant pas partie du cercle des apôtres. Ce qui expliquerait la place particulière dans les Evangiles (et surtout le sien) de ce "disciple bien-aimé" qui recueillera Marie après la Passion. Il est l'auteur du dernier Evangile, de deux épîtres et de l'Apocalypse, dernier livre de la Bible. Ce disciple qui reposa sur le coeur de Jésus lors de la Cène est sans doute le plus contemplatif et visionnaire. Il est appelé le "Théologien", "Celui qui connaît Dieu". Il était tout jeune lorsqu'il suivit Jésus, et c'est celui qui vécut le plus vieux. Il mourut sans doute centenaire à Ephèse dont il fut le premier évêque.

  St Nil de Rossano (910-1005)

icône contemporaine

Fils d'une famille grecque aisée émigrée en Calabre, il vit le jour à Rossano. Devenu rapidement orphelin de ses deux parents, il fut élevé par sa soeur aînée, mais se laissa rapidement entraîner par une vie dissipée, et devint le père d'une enfant hors des liens du mariage, ce qui ne l'empêcha pas d'obtenir un poste important dans l'administration locale. Vers l'âge de trente ans, il tomba gravement malade à la suite du double décès de sa compagne et de sa fille. Cet événement tragique l'incita à se convertir et il décida alors de tout abandonner pour se joindre aux moines du monastère de Saint-Nazaire, où il reçut l'habit. Sa vie fut ensuite marquée par une succession d'épisodes de vie érémitique et de séjours au sein de différents monastères. Elle fut aussi rythmée par les vagues successives d'invasions des Sarrasins, qui l'obligèrent finalement à se déplacer en compagnie des disciples qui s'étaient graduellement placés sous sa direction. Ils s'installèrent alors dans un oratoire rapidement transformé en monastère, dont Nil devient l'abbé. Quelques années plus tard, il fonda également le monastère de Serperi, qu'il quitta au bout de dix ans pour s'installer sur les collines du Tusculum, dans les environs de Rome, et fonder le monastère de Grottaferrata où il termina sa vie.

   St Jean de Brébeuf et ses compagnons (+1649)

icône contemporaine, Canada

La mémoire de ce jour célèbre au Canada, huit martyrs français de la Compagnie de Jésus qui s'étaient consacrés à l'apostolat missionnaire auprès des Hurons.

Cinq d'entre eux, tous prêtres, endurèrent courageusement un horrible martyre dans l'actuel territoire du Canada : Jean de Brébeuf (16 mars 1649), Antoine Daniel (4 juillet 1648), Gabriel Lallemant (17 mars 1649), Charles Garnier (7 décembre 1649) et Noël Chabanel (8 décembre 1649) ; trois autres, un prêtre, Isaac Jogues (mort le 18 octobre 1646) et deux " donnés ", René Goupil (29 septembre 1642) et Jean de La Lande (19 octobre 1646) donnèrent leur vie avec un courage héroïque en un lieu qui se trouve aujourd'hui sur le territoire des États-Unis d'Amérique. Ils furent canonisés par Pie XI en 1930.

"O mon Dieu, que n'êtes-vous connu ! Que ce pays barbare n'est-il tout converti à vous ! Que le péché n'en est-il aboli ! Que n'êtes-vous aimé ! Oui, mon Dieu, si tous les tourments que les captifs peuvent endurer en ce pays, dans la cruauté des supplices, devaient tomber sur moi, je m'y offre de tout mon cœur, et moi seul je les souffrirai."

   Ste Thérèse Couderc (1805-1885)

"Oh, si l'on pouvait comprendre d'avance quelles sont les douceurs et la paix qu'on goûte quand on ne met pas de réserve avec le Bon Dieu ! Comme il se communique à l'âme qui le cherche sincèrement et qui a su se livrer. Que l'on en fasse l'expérience et l'on verra que c'est là le bonheur que l'on cherche en vain sans cela. L'âme livrée a trouvé le paradis sur la terre puisqu'elle y jouit de cette douce paix qui fait partie du bonheur des élus."

Marie-Victoire Couderc naquit dans le hameau de Sablières, un coin isolé de la Haute-Ardèche. La petite paysanne y connut les joies de sa famille très unie mais sans fortune. Elle reçut une instruction élémentaire grâce à une institutrice itinérante qui donnait des cours aux enfants du hameau. Et c'est au retour du collège, pendant une mission que prêchaient les missionnaires diocésains, qu'elle rencontra l'abbé Étienne Terme, qui l'appella à Aps puis à La Louvesc (07520), en 1826 pour devenir, en 1828, la supérieure de la petite communauté hôtelière qui accueillait les pèlerins venus vénérer St Jean-François Régis. Avec les années, elle devint la supérieure des communautés qui se fondaient ailleurs, et les marqua par la clarté de son jugement, les orientant vers les retraites spirituelles plus que vers la seule hospitalité. A la mort de son fondateur (1834), la petite communauté se scinda du reste en deux branches, l'une s'adonnant à l'enseignement tandis que l'autre, sous la conduite de Thérèse, se consacra à l’œuvre des Retraites spirituelles, donnant ainsi naissance à la Congrégation de Notre-Dame du Cénacle. Mais la disparition du P. Terme et des difficultés financières lui ouvrirent une longue période d'obscurité et d'humiliation. Les pères jésuites lui substituèrent, avec l'accord de l'évêque, une personne riche et de meilleure éducation que celle de la petite paysanne d'origine modeste. Mais ce fut un échec. Mère Thérèse assuma cette incompréhension et ce dépouillement sans dépression ni tristesse, ce qui la conduisit au plus près du Christ. A partir de 1852, une nouvelle supérieure entoura d'une estime croissante l'ancienne de l'Ordre. Et c'est ainsi que Mère Thérèse fut envoyée à Paris en mars 1855, avec l'accord de l'évêque de Viviers, le supérieur canonique de la congrégation. Pendant ce même séjour, Mère Thérèse ne resta pas inactive et ne se mit pas à l'écart de la vie de la communauté. Elle fut même responsable d'un véritable catéchuménat. Ce qu'elle vivait, livrée à Dieu, lui confèrait un rayonnement persuasif. Désormais, elle exerça une réelle influence spirituelle même si elle n'avait aucune autorité dans les structures de gouvernement de la congrégation. Elle fut si discrète et attentive à se faire oublier, que personne ne pensera à la reconnaître comme la véritable fondatrice du "Cénacle". Son corps est incorrompu.

   Bx Louis Tezza (+1923)

 

Il naquit à Conegliano de Venetie (Trévise). A l’âge de huit ans, il perdit son père. Ce fut un coup dur pour Louis, qui resta, fils unique, seul avec sa mère. Quand il lui annonça qu'il souhaitait entrer chez les religieux Camilliens, à Vérone, elle accepta cette décision. Plus tard, elle vendra tous ses biens et en distribuera le produit aux pauvres pour se consacrer, elle aussi définitivement au Seigneur, en devenant religieuse de la Visitation à Padoue. Louis, ordonné prêtre, fut envoyé à Cuisery en France,comme maître des novices, mais il rêvait toujours de devenir missionnaire. Nommé à Rome, il fonda la congrégation féminine des Filles de Saint-Camille pour le service des malades. Envoyé au Pérou comme visiteur, pour soutenir cette jeune congrégation, il y restera jusqu'à sa mort, à Las Reyes, près de Lima.

"Ce n’est pas seulement à quelques uns mais à tous que Dieu dit : "soyez saints". La sainteté doit donc être accessible à tous. En quoi consiste-t-elle ? A faire beaucoup ? Non. A faire de grandes choses extraordinaires ? Pas même. Ce ne serait pas l’affaire de tous ni de tous les instants. Donc : c’est faire le bien, et celui-ci bien fait, dans l’état, dans la situation où Dieu nous a mis. Rien de plus, rien à faire d’autre que cela."

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