18 août

(6 références)

 

  Notre-Dame de Liesse

Trois frères natifs du diocèse de Laon et membres de l'Ordre Hospitalier partirent pour accueillir et soigner les pèlerins de Terre Sainte en 1110. Ils furent pris en embuscade à Ascalon vers 1134, faits prisonniers et emmenés au Caire. Le sultan d'Egypte demanda aux prisonniers de renier leur foi chrétienne mais ils refusèrent. Il leur envoya sa fille, la princesse Ismérie, pour les convertir et leur laisser la vie. Celle-ci, curieuse, les interrogea sur leur foi et leur demanda s'ils avaient une image de la vierge Marie dont ils disaient que "la vue de sa belle figure donne au cœur une si grande liesse qu'il est impossible de le dire". L'aîné lui promit d'en sculpter une image. Le soir venu, ils prièrent avec une grande ferveur et demandèrent l'aide du Seigneur et de sa Mère. A leur réveil, ils découvrirent une statue qu'ils décidèrent d'appeler Notre-Dame de Liesse "car elle donne et donnera toujours liesse et joie au cœur". Ismérie fut bouleversée à sa vue, libèra alors les prisonniers et s'enfuit avec eux, chargée de la statue. Après une longue marche, fatigués, ils s'endormirent près du Nil. Ils se réveillèrent alors miraculeusement au bord d'une fontaine, en leur seigneurie, près du bourg de Lience, devenu aujourd'hui Liesse. Une chapelle fut édifiée à l'endroit où elle était devenue très pesante (certainement l'emplacement de la basilique). Ismérie reçut le baptême des mains de l'évêque de Laon et prit le nom de Marie. La renommée de la Vierge grandit par ses miracles. Les pèlerins viennent toujours la vénérer comme celle qui est "cause de notre joie".

  Sts Florus et Laurus (IIème siècle)

icône russe, XVIe

Tous deux tailleurs de pierres, persécutés pour leur foi chrétienne, ils furent condamnés à être jetés dans un puits profond parce qu'ils avaient refusé de sculpter des statues de divinités païennes. Ils sont très populaires en Albanie et en Russie où de nombreuses églises et monastères leur sont dédiés.

En Russie, ils sont considérés comme les saints protecteurs des chevaux.

 

St Jean de Rila (Xème siècle)

icône bulgare

Il était originaire d'une pieuse famille demeurant aux environs de la ville de Sofia, sous le règne de Pierre ler (927-968), roi des Bulgares et de Constantin VII Porphyrogénète (913-959). Il se distingua dès sa jeunesse par ses vertus, et, dès qu'il le put, il distribua tous ses biens aux pauvres et alla se retirer dans un monastère pour y pratiquer les travaux de la vie ascétique. A la suite d'une vision, il partit dans la montagne pour y vivre seul à seul avec Dieu, n'ayant d'autre occupation que la prière. Attaqué par des brigands, il dut quitter sa retraite et chercher refuge dans les austères montagnes de Rila. Il s'installa au sommet d'un rocher dans une grotte inaccessible, afin d'être à l'abri du monde et de sa vaine gloire. Il y resta jusqu'à la fin de sa vie. Comme un grand nombre de ses disciples le pressaient de les accepter à ses côtés, il édifia à proximité une église, puis des cellules pour les moines. Celles-ci devinrent bientôt le majestueux monastère qui trône jusqu'à nos jours dans les montagnes de Rila et contient les reliques du saint.

  Bx Jean-Baptiste, Michel-Louis et Jacques (+1794)

Jean-Baptiste Duverneil naquit à Limoges, probablememt en 1737, Michel-Louis Brulard à Chartres le 11 juin 1758, et Jacques Gagnot à Frolois le 9 février 1753. Tous trois suivirent la vocation au Carmel, où leur vie fut une généreuse préparation pour le martyre qui leur était réservé. En effet, arrêtés pour leur fidélité à Dieu, à l'Eglise et au Pape, il firent partie du groupe des 64 prêtres et religieux entassés sur les deux navires-prisons ancrés dans la rade de Rochefort (France) en 1794-95. Témoins du Christ et de son message d'amour, ils sont restés jusqu'au bout fidèles à leur idéal et à leurs engagements, prodiguant leurs services aux autres détenus et devenant ainsi d'authentiques imitateurs du Seigneur. Epuisés de souffrances physiques et morales, ils moururent : le p. Jean-Baptiste le 1er janvier 1794, le p. Michel-Louis le 25 janvier, et le p. Jacques le 10 septembre de la même année. Ils sont fêté ce jour ensemble par l'Ordre du Carmel.

  St Alberto Hurtado Cruchaga (1901-1952)

Né à Vina del Mar au Chili, orphelin de père dès l’âge de quatre ans, il connut une enfance pauvre. La formation reçue au sein de la Compagnie de Jésus, consolidée par la prière et par l'adoration de l'Eucharistie, le porta à se laisser conquérir par le Christ, devenant un véritable contemplatif au coeur de l'action. Dans l'amour et l'abandon total à la volonté de Dieu, il trouva ainsi la force de son apostolat. De retour au Chili, après un séjour en Belgique où il fut ordonné prêtre, il désirait aider les enfants pauvres comme lui. Devant l’indifférence des chrétiens face au problème social, il écrivit en 1941 un livre choc : Le Chili est-il un pays catholique ?. En 1944, il fonda El Hogar de Cristo pour les plus pauvres et les sans-abris, leur offrant un milieu familial empli de chaleur humaine. Son ministère sacerdotal se distinguait par sa sensibilité et sa disponibilité envers les autres. En 1947, un voyage de quelques mois en Europe l’enrichit de multiples expériences au contact du mouvement social chrétien (JOC, etc.). Sa solide formation intellectuelle lui permit alors d’agir par ses conférences, ses livres et la création d’une revue jésuite Message qui existe encore. Il fonda la base d’un syndicalisme chrétien. La maladie qui le frappa, un cancer du pancréas, n’éteignit pas en lui la joie qui le caractérisait et, malgré les douleurs de la maladie, il eut la force de continuer de répéter: "Je suis content, Seigneur, je suis content".

  St Jean Jacques de Chozeba (1913-1960) (CJ : 5 août)

icône contemporaine

Orphelin très jeune, il était entré au monastère de Neamt à vingt ans. Après son service militaire, en 1936, il s'installa au monastère de Saint-Sabas en Terre Sainte, où vivaient alors ensemble des moines grecs et des moines roumains. Lors du soulèvement des Arabes contre les Anglais, il se dépensa tellement auprès des malades et des blessés, qu'il en tomba gravement malade lui-même. Incarcéré par les Anglais comme roumain, pendant la Seconde Guerre mondiale, il resta prisonnier pour soutenir ses confrères. Mais, dans toutes ces épreuves, il vivait une vie ascétique intense et mettait en application la prière intérieure. En 1953, il put enfin se retirer au désert non loin de Chozeba, ne venant au monastère que pour les Liturgies des grandes fêtes. Il supporta les agressions des Arabes qui voulaient le déloger de sa grotte perchée dans la montagne. Il remit son âme à Dieu dans cette solitude et l'Eglise roumaine l'a canonisé en juin 1992.

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