4 juin

(6 références)

 

Ste Marthe (1er siècle)

icône contemporaine

A Béthanie, non loin de Jérusalem, vivaient Marthe, Marie et leur frère Lazare. Jésus aimait à se reposer dans leur maison, où il devait faire bon puisqu'il s'y sentait bien. Honneur donc à la maîtresse de maison, Ste Marthe. Mais elle est toujours affairée et elle reproche à sa soeur de ne pas l'aider. Le Maître ne lui en fait pas grief. Il lui demande seulement de rester calme et de donner à chaque chose sa valeur. Ce n'est pas l'activité que Jésus condamne, mais l'agitation. L'essentiel c'est la convivialité, avec un équilibre des réalités. Marthe d'ailleurs n'en manque pas, car lorsque Marie ne sait que pleurer devant le tombeau de son frère, Marthe est confiante : "Je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, il te l'accordera." La réponse ne se fait pas attendre : "Je suis la Résurrection et la Vie."

  St Optat (+384)

Evêque de Milev, dans le nord de la Numidie (aujourd’hui Mila, en Algérie), on sait seulement qu'il était né païen au début du IVe siècle. Sa carrière est tout aussi inconnue, seule son oeuvre antidonatiste nous est parvenue. L’Afrique chrétienne était alors divisée depuis 312 par le schisme créé par Donatus, évêque de Carthage, au motif qu’on ne peut accepter le retour dans la communauté des clercs et des fidèles qui avaient faibli lors de la persécution de Dioclétien. Eux-mêmes se donnaient pour « l’Église des Purs », et avait sa propre hiérarchie. Plusieurs évêques donatistes rédigèrent des traités, en particulier sur la question centrale du baptême qu’ils voulaient réadministrer à ceux qui avaient été baptisés par un ministre indigne, c’est-à-dire en fait à tous les catholiques. Un des plus célèbres de ces évêques était Parmenien, le successeur de Donat au siège de Carthage. C’est pour répondre à ses traités qu’Optat rédige, en 366-367, un ouvrage en sept livres. Leur intérêt se divise entre la théologie (essentiellement celle du baptême), la défense de l’unité de l’Église, qui ne peut être que celle liée à l’évêque de Rome, et l’histoire de la première moitié du IVe siècle. Il indique les "notes" caractéristiques de l'Eglise véritable, proclamant que "les sacrements sont saints par eux-mêmes et non par les hommes qui les administrent."

  Ste Ninnoc (+467)

Son biographe mérite d'être cité mot à mot: "Ses quatorze frères et soeurs se consacrèrent à Dieu et elle resta l'unique héritière du prince Brukan de Bretagne (Grande-Bretagne). Elle était modeste, affable, obéissante, charitable, aimant les lectures pieuses, fuyant toute oisiveté. Sa rare beauté la fit demander en mariage, mais elle refusa comme ses frères et soeurs." Le biographe nous apprend qu'elle rencontra St Germain d'Auxerre qui l'emmena en "petite Bretagne" où, avec quelques autres jeunes filles, elle mena la vie religieuse.

 

  St Petroc (+594)

icône contemporaine

St Petroc (ou Perreux, ou Pérec) était le fils d’un chef de clan gallois. Lorsque son père décèda, il refusa de lui succéder et préfèra la vie religieuse. Il se rendit alors en Irlande pour y étudier la théologie, puis revint plusieurs années plus tard et s’installa comme ermite en Cornouaille, sous la direction de St Samson. Il fonda ensuite le monastère de Lanwethinoc, dont il devint l’abbé. Trente ans plus tard, il effectua un pèlerinage à Rome et un autre à Jérusalem. Il se rendit même jusqu’aux Indes où il s’installa durant près de sept ans comme ermite sur une île de l’Océan Indien. De retour en Angleterre accompagné d’un loup qu’il ramena d’Inde, il fonda plusieurs autres monastères avant de s’installer à nouveau comme ermite

Ste Sophie d'Aïnos (Xe-XIème siècle)

icône contemporaine

Ste Sophie naquit dans la province d'Aïnos en Thrace du sud-est, de parents chrétiens riches et influents. Elle se maria et eut six enfants. Elle menait toujours une vie vertueuse, assistant aux services de l'Église et progressant dans la vertu. Lorsque son mari et ses enfants furent emportés par la maladie, elle ne désespéra pas, mais se tourna davantage vers le Seigneur. Elle trouva du réconfort dans sa douleur en protégeant les orphelins et les veuves. Elle passait son temps en prière, dans le jeûne, en aumônes, et à faire tout ce qui réconfortait son prochain. En vingt ans, elle adopta une centaine enfants, raison pour laquelle elle reçut le surnom de "Mère des Orphelins". À cause de son humilité et de son amour pour les pauvres, Dieu l'a bénie de la manière suivante : dans sa maison, il y avait une cruche de vin qu'elle gardait pour les pauvres, et qui restait toujours pleine. Sentant sa fin proche, elle fut tonsurée en tant que moniale. Ste Sophie s'endormit paisiblement à l'âge de cinquante-trois ans.

St Jean Vladimir (+1016) (CJ : 22 mai)

icône contemporaine

Devenu roi de Dioclée (province serbe) à la mort de son père, le jeune Jean-Vladimir se vit déclarer la guerre par le tsar de Bulgarie, Samuel, qui désirait s'emparer de ce petit royaume pour agrandir le sien. St Jean perdit la guerre et fut emmené prisonnier en pays bulgare. Chaque semaine, il recevait dans sa prison Kossara, la fille de Samuel, qui, pour suivre l'Evangile, venait laver les pieds des captifs. La princesse ne tarda pas à s'éprendre du vertueux et charmant roi déchu. Elle voulut l'épouser et son père consentit au mariage, rendant la Dioclée à son nouveau beau-fils, et lui donnant en outre le territoire de Dyrrachium. Vladimir était connu comme un souverain pieux, juste et compatissant. Il régna en paix, évitant la participation au conflit majeur. Samuel fut finalement vaincu par les Byzantins, et à sa mort, son cousin Vladislav ayant tué son fils et successeur, prit le pouvoir et voulut se débarrasser aussi de Jean-Vladimir. Sous couleur d'entente à nouer, il invita St Jean à sa cour à Prespa, et comme celui-ci sortait de l'église où il avait longuement prié, le fit massacrer par des sicaires. St Jean devint très populaire dans les Balkans. Des chansons de geste célébrèrent ses mérites et ses malheurs.

jour précédent jour suivant