16 juin

(8 références)

 

  Ste Julitte et St Cyr (IVe siècle)

icône contemporaine

C'est une belle histoire qui désormais accompagne leur vie. Le juge Alexandre, qui vivait à Tarse, aimait à condamner les chrétiens. St Cyr avait à peine cinq ans lorsqu'il se faufila dans le tribunal en criant: "Moi aussi, je suis chrétien." Il courait dans les salles du tribunal et personne ne pouvait le rattraper. Il fallut plus d'une demi-heure pour que le juge mette la main dessus. Devant les exclamations de l'enfant, il lui fracassa la tête contre un mur. Ste Julitte (ou Julienne), la mère de St Cyr, fut également martyrisée. Leur culte se répandit en Gaule, mais surtout près de Nevers et de Versailles : quarante-deux localités portent le nom de cet enfant.

St Aurélien (+551)

icône : 20 x 13 cm, (2002)

Contemporain de St Benoît, St Aurélien fut élu évêque d’Arles en 546. À la demande de Childebert, il fut nommé par le pape Vigilius vicaire du siège apostolique en Gaule et investi du pallium. Il fonda le monastère de Saint-Pierre, auquel il donna une règle inspirée de celle de Saint-Pierre, et participa au concile d’Orléans en 549, au cours duquel la condamnation de Nestorius et Eutychès fut renouvelée. Aurélien mourut à Lyon, et fut enterré dans la basilique des Saints Apôtres.

 

 

St Vorles (VIe siècle)

Vorles serait né vers l'an 530 à Marcenay, dans l'actuelle Bourgogne. Certains lui prêtent des liens de parenté avec le roi des Francs de Bourgogne, Gontran Ier, qui régnait sur la Burgondie à cette époque. Il mourut le 16 juin 591 et fut inhumé à Marcenay, dans l’église du village. Son principal miracle est lié à son don d'ubiquité. On raconte qu'un jour où il célébrait une messe à Marcenay en présence du roi et de sa suite, il s'immobilisa et resta un très long moment figé et absent. Quand il revint à lui, il expliqua qu'il était parti sauver un enfant dans une maison en feu à Plaines, village distant d'environ vingt-cinq kilomètres de là. Le roi envoya alors des gens pour vérifier ses dires. Ceux-ci trouvèrent les parents de l'enfant en question, cherchant Vorles pour le remercier.

Ste Aline (+640)

icône :contemporaine

Aline était la fille du châtelain de Dilbeek. Son païen de père, un jour qu’il chassait sur les bords de la Senne, arriva à Forest où il rencontra un ermite qui lui parla du christianisme. Rentré chez lui, il raconta son aventure aux membres de sa famille. Sa fille Aline se sentait attirée par cette nouvelle foi chrétienne. Elle se rendit auprès de l’ermite, et après instruction dans la foi reçut le baptême. Elle assistait aux offices religieux. Son père, furieux le lui interdisit. ayant pas tenu compte de cet ordre, un jour où elle se rendait à l’oratoire, elle fut arrêtée par les gardes de son père. Tentant de se libérer de leurs mains, ils en arrivèrent à la tuer.

 

Ste Lutgarde (1182-1246)

peinture de Goya

Elle est l'une des plus grandes figures du courant mystique du XIIIème siècle. Favorisée de grâces exceptionnelles, elle témoigna d'une expérience extraordinaire de la révélation du Sacré-Coeur. Native de Tongres dans le Limbourg belge, d'une famille peu fortunée, elle avait douze ans quand elle fut placée par ses parents chez les bénédictines de Saint-Trond. Mais coquette et enjouée, elle continuait de mener une certaine vie sociale et de recevoir des visites, jusqu'au jour où, dit-elle, elle reçut la visite du Christ qui lui présenta ses plaies. Désormais elle l'aima d'un amour exclusif, méditant la Passion avec intensité et intercèdant pour les pécheurs. Plutôt que de devenir prieure, elle quitta son monastère pour rejoindre les Cisterciennes d’Aywieres (près de Bruxelles) où elle passa les trente dernières années de sa vie. Elle ne parlait que flamand, et devint bientôt aveugle ce qui lui permit de s'enfoncer davantage encore dans le silence et l'humilité pendant les douze dernières années de sa vie terrestre, étant toujours l’objet de nombreux phénomènes mystiques.

Ste Lutgarde est la patronne des personnes aveugles et/ou handicapées.

Jean Tauler (1300-1361)

De famille aisée, Jean n'avait pas quinze ans quand il entra au couvent des dominicains de Strasbourg. Il y reçu une éducation scientifique, théologique et spirituelle. Pour répondre au déclin de la vie spirituelle des religieux et du peuple chrétien, il fonda les "amis de Dieu", groupes de chrétiens engagés à mener une vie de foi fondée le plus possible sur l'écoute de l'Evangile et la prière personnelle. Pendant les années d'intense apostolat au sein des couvents dominicains d'Alsace et auprès des béguinages de la région, Tauler enseigna une façon de vivre l'expérience théologique des Pères de l'Eglise et aussi de la mystique de Maître Eckhart. Il forma ainsi des générations entières de croyants à une spiritualité apte à soutenir un engagement concret en cohérence avec l'Evangile dans la vie de tous les jours. A sa mort, il laissa une collection de sermons qui restent parmi les expressions les plus sobres et les plus évangéliques de la littérature mystique médiévale.

St Jean-François Régis (1597-1640)

Né dans l'ancien diocèse de Narbonne, Jean-François Régis entra à dix-neuf ans dans la Compagnie de Jésus. Ordonné prêtre le 16 juin 1630, il devint l'apôtre du Vivarais, du Forez et du Velay. Il travailla avec ardeur à refaire l'unité de l'Église et à l'évangélisation des campagnes. Dur avec lui-même, doux avec les autres, son activité apostolique était grande et remplie de charité et de secours auprès des plus démunis ; il fut appelé "père des pauvres". Enflammé de l'amour divin, il consacrait plusieurs heures de la nuit à l'oraison. Sa vie fut émaillée de miracles et de dons spirituels. À Ax (pays de Foix), on a conservé longtemps une croix en bois qu'il avait érigée lui-même, et son apostolat le fit parcourir un monde rural difficile dans les grandes étendues du Vivarais et du Forez, dans les montagnes du Velay au climat rigoureux. C'est à Louvesc, dans le diocèse de Vienne, qu'il contracta une maladie mortelle. "...il commença de dire la parole du Christ expirant "Seigneur, je remets mon âme entre tes mains". Ayant fini, il finit aussi sa vie. Il était âgé de quarante trois ans et onze mois. De peur qu'on enlevât le corps du père Régis, le cercueil fut placé dans un tronc de châtaignier creusé et cerclé de fer, enterré profond dans la petite église de Lalouvesc. La dévotion populaire pour lui commença le jour même de sa mort.

Bx Donizetti Tavares de Lima (1882-1961)

Donizetti Tavares de Lima était issu d'une famille assez pauvre. Après avoir obtenu l'accord de son père pour devenir prêtre, il dut d'abord travailler afin de subvenir aux besoins de sa famille et de payer une partie de ses futures études. À l'âge de dix-huit ans, il put intégrer le séminaire et il fut ordonné prêtre le 12 juillet 1908. Le jour de son ordination, il fit le vœu de pauvreté, qui n'est pas obligatoire pour le sacerdoce. Après plusieurs charges de vicaire de paroisse, c'est le 24 mai 1926 qu'il fut désigné pour la paroisse de Tambaú. Arrivé avec le strict nécessaire, il vécut volontairement dans une grande pauvreté jusqu'à sa mort. Il ne possèdait aucun meuble et dormait à même le sol, se servant de quelques livres comme oreillers. Il ne possèdait qu'une soutane, qu'il répara lui-même bien des fois. Il ne prenait qu'un repas par jour, le dîner du soir. Tout ce que lui offrait ses paroissiens, il le donnait aux pauvres. Son premier miracle fut attesté dès 1927. Alors qu'une pluie torrentielle menaçait la procession d'une statue de Notre-Dame d'Aparecida que le Père Tavares mènait à travers la ville, la tempête se calma inexplicablement. Proche de ses paroissiens, il fonda une crèche pour les jeunes enfants, une école, organisa des cercles de travailleurs pour les ouvriers, prit en charge les immigrés italiens et visitait régulièrement les personnes âgées. Au départ réticentes, les autorités municipales finirent par lui demander conseil, notamment dans le domaine du travail et du social. Même le président Getúlio Vargas rencontra le père Tavares, et de leur conversation feront en partie naître les premières lois encadrant le travail en 1954. Dans les années 1950, les témoignages exceptionnels sur lui, attirèrent à Tambaú des milliers de personnes, croyants comme curieux. On rapportait des cas de bilocations, de lévitations pendant la messe et de guérisons en tout genre. Il célèbrait la messe tous les jours à sept heures sur le parvis de l'église et à neuf heures et vingt heures, il donnait une bénédiction. À chacune de ses bénédictions, plusieurs guérisons se produisaient, ce qui attirait les foules au point qu'un jour on atteignit les deux cent mille personnes, provoquant un véritable désordre dans la ville. Par ordre de l'évêque, le père Tavares donna sa dernière bénédiction publique le 30 mai 1955. Il y eut parmi les curieux des centaines de conversions, notamment par ses prêches et ses dons mystiques. Il était aussi doté du don de lire les cœurs. Mais il attribuait tous ces prodiges à Notre-Dame d'Aparecida. Le père Tavares mourut avec la réputation d'un saint le 16 juin 1961, et fut enterré le lendemain dans une grande ferveur.

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