12 juin

(5 références)

 

St Onuphre (+400)

icône copte contemporaine

Le comte Paphnuce visitait les moines d'Egypte. Un jour, dans le désert proche de Thèbes, il aperçut comme une forme à peine humaine. S'approchant, il se rendit compte que cette forme était un ermite vêtu de sa seule chevelure et de sa barbe. Tout d'abord effrayé, celui-ci fut mis en confiance et consentit à raconter sa vie. Il lui dit ainsi comment, après avoir vécu avec de nombreux frères, il s'était senti appelé à vivre en solitude, la pauvreté absolue. Au cours de soixante-dix années de vie solitaire et dépouillée de tout, ses vêtements étaient tombés en poussière progressivement. Il ne les avait pas remplacés : "N'est-on pas nu devant le Seigneur, seul témoin de mon existence." Quant à la nourriture, il la reçevait entièrement de la sollicitude du Seigneur qui lui fournissait dattes et eau douce. Au lendemain de ce récit, Onuphre qui avait rempli sa vie et transmis son testament spirituel, remit son âme à son Maître. Paphnuce l'ensevelit, et aussitôt la grotte qui abritait l'ermite s'écroula tandis que le palmier qui le nourrissait se flétrit. St Onuphre, patron des tisserands, fut grandement vénéré au Moyen-Age tant en Orient qu'en Occident.

St Pierre l'Athonite (IXème siècle)

fresque contemporaine

C'était un soldat capturé lors d’une guerre contre les Syriens et emprisonné dans une forteresse de la ville de Samara, sur l’Euphrate. Il fut libéré grâce à l'intervention miraculeuse de St Nicolas et St Siméon le Juste apparaissant pour l’aider à s’évader. En signe de gratitude, il se rendit à Constantinople, pour y devenir moine. Après une vision de la Mère de Dieu, Pierre se rendit au mont Athos, où il vécut en ermite dans une grotte pendant près de cinquante ans, se nourrissant d'herbes et de racines, cherchant de manière abrupte l'illumination, la « prière perpétuelle », l'expérience, dès ici-bas, de la mort-résurrection. Après son repos, ses reliques furent découvertes par un chasseur et emmenées au monastère de Clément, un ancien monastère aujourd’hui remplassé par le monastère d’Iviron.

St Eskill (+1069)

icône contemporaine

St Anschaire de Corbie avait été le premier évangélisateur de la Scandinavie, principalement de la Suède, mais cette évangélisation restreinte surtout aux environs de l'actuelle Stockholm et le Russland, fut recouverte par le paganisme. La nouvelle évangélisation vint de la Grande-Bretagne avec St Siegfrid qui avait pour compagnon St Eskill. Consacré évêque, ce dernier exerça son ministère dans la province du Soedermanland, au sud-ouest de Stockholm. Le prince qui le soutenait fut tué. Une fois de plus la réaction païenne redevint active et St Eskill fut lapidé par la foule.

Bx Guy de Cortone (+1245)

Il était un seigneur de condition très modeste, mais très hospitalier. Les "Fioretti" de St François racontent que le Poverello et ses compagnons furent reçus chez lui, leur lavant les pieds et leur offrant un excellent repas. Plusieurs jours plus tard, il vit St François en prière, et c'est alors qu'il voulut devenir son disciple et vivre davantage encore la pauvreté.
Devenu franciscain en 1211, il se retira dans une grotte près de Cortone et prêcha la pénitence aux populations voisines.

père Grégoire Krug (1906-1969)

Georges Ivanovitch Krug naquit à Saint-Petersbourg dans la famille d'un industriel d’origine suédoise. Sa mère était orthodoxe mais son père était protestant, et le jeune garçon fut élevé dans la foi luthérienne. En 1921 la famille ayant déménagé en Estonie, Georges étudia l'art graphique et fut reçu parmi les meilleurs à l'école des Arts appliqués de Tallin. Il était attiré par la vie spirituelle, et intègra l'Association des Etudiants Chrétiens Russes en Estonie. A 19 ans il se convertit à l'orthodoxie. En 1931, parti à Paris pour perfectionner ces techniques artistiques, il fit la connaissance de Léonide Ouspensky, son ami fidèle. En 1933, il fut chargé de peindre avec ce dernier l'iconostase de l'église Saint-Séraphim de Sarov à Paris. Les deux hommes se mirent dorénavant à étudier la technique de l'icône. Georges travailla alors sous la direction de soeur Jeanne Reitlinger et de l'iconographe russe Fiodorov. A la fin de l'occupation, Krug traversa une profonde crise spirituelle et créative. Il s'installa à Vanves auprès de l'église de la Ste-Trinité où il fut lecteur et chantre, tout en continant à peindre des icônes. En 1948 suivant les conseils de son père spirituel le père Serge (Chevitch), il devint moine, prenant le nom de Grégoire (en l'honneur de l’iconographe St Grégoire de la Laure de Kiev), et s’installa à l'ermitage du St-Esprit au Mesnil-Saint-Denis, dont il fresqua la chapelle. Dans la prière, uniquement occupé par sa peinture, il atteignit une pleine harmonie spirituelle. L’œuvre du moine Grégoire peut être considérée comme l'expression de son expérience de la Transfiguration. Certaines de ses fresques de par leur ferveur, leur clarté et leur transparence sont proches des fresques de Théophane le Grec. Dans les peintures du père Grégoire on ressent un mélange assuré des canons de l'iconographie alliés au langage d'une peinture contemporaine reflètant l'expérience d'un homme du XXème siècle, témoin des évènements tragiques de l'histoire mondiale.

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